Gigondas, le 20 octobre 2003

Monsieur, Madame,
Chers Clients,

Les vendanges 2003 s’achèvent; au cours des mois de travail qui vont suivre, faits de traditions, de goûts, de respect, d’amour et pourquoi pas de beaucoup de poésie jointe à un brin de littérature, je perçois fébrilement Alphonse de Lamartine réciter en 1839 :

 

« Ecoute le cri des vendanges
Qui monte du pressoir voisin;
Vois les sentiers rocheux des granges
Rougis par le sang des raisins. »

Est-il utile de préciser que votre serviteur Jean-Pierre Cartier va désormais demeurer à l’écoute ininterrompue de son vin; et pendant celle-ci à qui vais-je songer ? A vous, cher Ami et Client vous imaginant tels :

« Virgile, Rabelais, et Ronsard, et Mistral,
Buvant sans lésiner et sans penser à mal ! »

Voici donc qu’amour et poésie entrent en scène déguisés en vigneron pour vous offrir sensualité, franchise, cordialité, génie, reflet, flamme et étincelle. Habillée de pourpre la Cuvée Florence minaude en lançant des œillades sûre de son charme enjôleur.. . peut-être légèrement pervers… dans sa capiteuse charpente. Les pantomimes des Appellations « Villages » Sablet et Beaumes de Venise transpirent de délicatesse, de générosité et de tendresse. Sous son masque de Cour, le Viognier offre sa troublante et mystérieuse ingéniosité mêlée à sa saveur tactile.

Le rideau rouge du carrousel se ferme lentement; venez frapper les trois coups… Il s’ouvrira pour assurer vos choix en découvrant que le vin « est un feu follet qui éclaire et ne brûle pas ».

Toujours dévoués à vos ordres, nous vous prions d’agréer, Monsieur, Madame, Chers Clients, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Mireille et Jean-Pierre CARTIER

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