Gigondas, le 22 octobre 2009

Notre poète troubadour et humaniste Yves DUTEIL transcrit comme message dans son livre « Les choses qu’on ne dit pas que « l’enveloppe qu’on décachette, la couleur de l’encre, la texture du papier, rien ne remplace l’émotion de recevoir une lettre car l’impatience vous gagne jusqu’au premier mot » « Oubliant le fax, internet et les courriers électroniques », je conquiers l’éclatant héritage de l’ambition démesurée de Victor HUGO dont le premier mélodrame Hernani déclencha une célèbre bataille littéraire au Théâtre Français.

Cependant ma lettre n’est pas une bataille destinée au « champ des étoiles » mais une attention spéciale à votre égard où j’évoque un thème désormais incontournable :

Pour chanter comme il sied Gigondas et ses vins, Pour que parfois ma verve étincelle et s’allume, Il me faut un flacon d’un de ses crus divins Où je puisse tremper mes lèvres et ma plume.

A chacun d’entre vous ces vers sont dédiés car ils s’associent intimement à tous les personnages d’Hernani.

Don Carlos, pétri d’insouciance, d’esprit d’aventure, de plaisir, germe de Charles QUINT, quand il vous sollicite pour déguster un Sablet blanc, une cuvée « Les Favoris » ou un Beaumes de Venise, acceptez-en l’augure car à la cour d’Espagne ils furent les aînés à parfumer de pêche les lointains Continents.

Un vieillard homérique, grand dignitaire aux cheveux blancs, Don Ruy GOMEZ s’insurge quand à ses pieds est foulée sa toison d’or mais avec une dignité jointe au respect de légendaires aïeux il saura vous persuader des charmes ingénus d’une Cuvée de « V », vrai délice de fruit aux attraits vanillés.

Soudain apparaît Hernani, pétri de l’âpreté sauvage d’un montagnard, mêlée à la fierté native d’un Grand d’Espagne pour vous octroyer malgré sa vie errante, fut-elle celle d’un proscrit, l’écho d’une enflammée passion pour le « traditionnel Gigondas » chargé d’un ruissellement d’images avec un mouvement de jeunesse irrésistible.

Et avant que le rideau ne tombe, signe du grand final, une jeune catalane Doña Sol de SILVA, un concentré de gracieux et de sublime allant même jusqu’au pathétique, consacrera sous les voûtes glacées d’une cathédrale gothique l’ouvrage valorisant, sincère et indépendant de Jean-Pierre CARTIER, la « Cuvée Florence », une noble génération de vin qui ne se refuse pas à ouvrir les deux yeux à la vérité et à recevoir la lumière des deux côtés.

Il est certain que toute ma vie de vigneron, le passé comme l’avenir, sera le point d’orgue de mes vignes dont les différentes cuvées, scrupuleusement maîtrisées pour les améliorer, s’offrent à vous, si vous le souhaitez.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, Chers Clients, à mes sentiments les plus attentionnés.

Mireille, Florence et Jean-Pierre Cartier

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